Claude Lafond Bébé
Claude Lafond


Presse

Télépoche du 10 décembre 2007

    Sélection de Benoît Rousseau et Sébastien Desurmont, cavistes chez NICOLAS.

    Reuilly, Le Croz 2005 : un blanc sec minéral à découvrir avec les huîtres et le poisson.

La Revue du Vin de France - Hors série n°13

    page 106

    DOMAINE CLAUDE LAFOND, La Raie 2006, 16/20

    Une tension et une fraîcheur louables, avec une matière veloutée, fine, issue d'un pressurage de haute qualité. Un équilibre unique sur l'appellation. Le savoir-faire de ce vigneron parle une fois encore. En confiance.

Le grand guide des vins de France 2008

    BETTANE & DESSAUVE  - page 972

    "Lorsque j'ai débuté, j'ai raisonné par parcelle, explique Claude Lafond, en plantant le pinot gris dans La Grande Pièce, sur des sables graveleux très peu profonds, les sauvignons sur La Raie en haut de coteau et le pinot noir sur une parcelle sablo-limoneuse qui s'appelle Les Grandes Vignes. Pour le moi, le vin, c'est un sol, une plante, un climat, des hommes". D'une belle régularité, les cuvées de blancs et de rosés constituent le point fort de ce domaine. Depuis 2006, une partie des rouges est vendangée à la main, ce qui devrait permettre un meilleure définition.

    REUILLY CUVEE ANDRE 2005 - ROUGE - 14,5/20 : Elevée en barrique, cette cuvée est bien équilibrée avec une réelle profondeur.

    REUILLY LE CLOS DES MESSIEURS 2005 - BLANC - 14,5/20 : Vendangé en légère surmaturité à partir de rendements raisonnés, ce vin bénéficie d'un élevage plus long, ce qui donne un sauvignon plus structuré.

    REUILLY LES GRANDES VIGNES 2006 - ROUGE - 14,5/20 : Très cerise, ce vin gourmand et croquant se boit le col ouvert.

    REUILLY PINOT GRIS 2006 - ROSE - 14,5/20 : Délicieusement framboise, ce pinot gris mérite d'attendre.

    REUILLY LA RAIE 2006 - BLANC - 14/20 : Un blanc du juste milieu, pimpant et vif.

Le Guide Hachette des Vins 2008

    page 1095

    CLAUDE LAFOND La Grande Pièce 2006 **

    Issu d'une famille ancrée depuis longtemps dans l'appellation, Claude Lafond s'est diversifié dans les vignobles voisins (AOC Valençay et vins de Pays du Jardin de la France). Dans le millésime 2006, son rosé de couleur pâle et brillante libère des senteurs fruitées intenses. Souple en attaque, il développe ensuite une agréable fraîcheur et le friand le dispute à la finesse. Une belle longueur pour ce vin que l'on pourra servir sur un ris de veau. Les Grandes vignes rouge 2006 obtiennent une citation pour leurs arômes typiques de griotte.

Le petit futé 2008

    1001 meilleurs vins à moins de 8 € - page 192

    LA RAIE REUILLY BLANC 2006

    La dégustation : un Reuilly à découvrir, un nez de printemps et de sous-bois, une bouche qui se développe sur les arômes classiques du sauvignon, sans aspérités.

    Autres choix : La Grande Pièce Reuilly Rosé 2006

Guide Gilbert & Gaillard des Vins 2008

    page 539

    87/100 Domaine Claude Lafond

    La Grande Pièce 2005 : Robe pâle, cuivre clair. Le nez marie notes minérales, fruits rouges, orange sanguine. Un rosé tendre et charnu, croquant, idéal à l'apéritif ou sur des charcuteries.

    87/100 Domaine Claude Lafond

    La Raie 2005 : Robe jaune pâle, reflets verts. Nez délicat mêlant notes de pamplemousses et de fruits à chair blanche. Bouche tendre, souple dont on apprécie la fraîcheur acidulée. Les arômes de pamplemousses s'expriment sur une belle longueur.

Concours des Féminalise

    Diplôme décerné par un jury Féminin à SARL LAFOND CLAUDE pour son REUILLY BLANC 2005 CHATEAU GAILLARD.

Cuisine et Vins de France

    N°14 Septembre-Octobre 2007 page 33

    Les 500 meilleures bouteilles de l'année

    Vin de pays du Jardin de la France 2005 : Connaissez-vous Le Menoux ? C'est Sylvain Lafond, le fils de Claude Lafond, le pape du Reuilly, qui s'occupe aujourd'hui de ce cru au bord de l'abandon, redécouvert par son père dans cette petite commune de l'Indre, limitrophe de la Creuse. Le deuxième millésime du domaine du Menoux (4,5 ha), pur gamay issu d'un pressurage direct, à la robe d'un vin gris. Il s'affirme avec bonheur et simplicité grâce à son gras et ses petits tanins poivrés. 14/20

Le Guide Hachette des Vins 2007

    CHATEAU GAILLARD 2005

    Un château à Reuilly ? C'est tout simplement le nom de cette propriété ressuscité en 1999 par un vigneron Claude Lafond, et un châtelain, Gérard Chomette. Le nez de ce sauvignon ne cherche pas à cacher qu'il est issu du sauvignon : intense et vif, il rappelle le bourgeon de cassis ; une note pétrolée donne une touche originale. Soutenue par de fines perles de gaz, la bouche est nerveuse. Pour accompagner des noix de Saint-Jacques.

    LA RAIE 2005 *

    Sur un terroir de marnes et de sables graveleux, La raie, coup de coeur à deux reprises, est une parcelle de référence chez Claude Lafond. Encore discret, le nez de ce 2005 fait preuve de délicatesse sur des tonalités d'agrumes et de melon. Rejoignant cette palette d'arômes, la bouche affirme une belle structure avec une sucrosité marquée en finale. A servir sur des poissons grillés.

La Revue des Vins De France

    Nos 1500 meilleures bouteilles de l'année

    NOVEMBRE 2005 - page 48

    Les coups de coeur d'Olivier Poussier

    REUILLY LA RAIE 2004 : Une belle robe jaune paille claire, une bouche formée, avec un grain, une texture originale, veloutée d'une remarquable fraîcheur en finale. Du grand Claude Lafond.

Claude Lafond entrepreneur des vins

    Les différentes sociétés Claude Lafond pèsent trois cent mille bouteilles et font de ce viticulteur négociant à Reuilly, un homme de premier plan de la viticulture du Centre. Il est par d'ailleurs, mais pour peu de temps encore, dit-il, le président du Bureau Interprofessionnel des vins du Centre (BIVC).

    Le Domaine Claude Lafond, la SCEV Domaine des Seigneurs, la SCEA Château Gaillard et depuis peu, le SCEV Domaine du Menoux, sont ses bébés. Il faut leur ajouter le développement de structures collectives créant un système où l'intérêt individuel se confond avec l'intérêt collectif.

    Une belle réussite

    Sur les petites vignes d'un père, André, trop tôt disparu et dont une cuvée honore la mémoire, le fils Claude a bâti la plus belle réussite économique et professionnelle de l'appellation et imposé une image forte de sérieux et de compétence. Ce qui lui permet d'allier la qualité à une production importante. A l'origine de la relance du reuilly voilà une vingtaine d'années, Claude Lafond est aujourd'hui le négociant qui permet au reuilly d'être mieux connu dans l'hexagone et à l'export.

    Au delà de son pré carré reuillois, l'homme est un entrepreneur de terroir qui ne se disperse pas et se nourrit de défis sans fin, curieux de tout ce qui est vigne et vin : il regarde vers l'Amérique du Sud tout en conduisant la replantation des coteaux du Menoux, au dessus de la Creuse, près d'Argenton.

    Une garde rapprochée

    A cinquante ans, il s'est doté d'une garde rapprochée particulièrement jeune, confiant petit à petit les rennes à Nathalie, sa fille et son double en bien des domaines, en installant son fils Sylvain au Menoux, en choisissant un tout jeune et brillant chef de culture Mikaël Bouquin et en confiant la conduite du chai à l'oenologue Stéphane Vaillant.

    Il faisait découvrir dernièrement ses productions 2004, année qui s'annonce comme une référence chez ce vigneron, où l'on découvrait le premier Château Gaillard rouge mûrissant en fût. Ainsi que la cuvée André traitée de même, des bouteilles de grande promesse.

    Martine GEOFFROY, Le Berry Républicain

Claud'Echo n° 4 décembre 2003

    Carte postale gourmande de Jean-Luc Petitrenaud (TELE 7 JOURS du 26/07/03 au 01/08/03, pages 128-129)

     

    Le Berry s'encanaille

    Les vins de Berry sont des vins de fantaisie qui délient les langues. On trinque en buvant un "ch'ti canon". Sancerre, Mennetou-Salon, Quincy, Valençay, Châteaumeillant accompagnent les escapades de pêcheurs d'eau douce. Le Reuilly blanc, rosé et rouge doit ses lettres de noblesse à une poignée de vignerons solides dont Claude Lafond est un grand porte-parole. Ces vins voyagent et montent à Paris, comme on dit. On les sert au Fouquet's sur un plateau d'argent. Ils dessoiffent sans décoiffer. Ils sont tout simplement poétiques, surtout lorsqu'ils sont contés par un Berrichon parisien membre d'une association humoristique appelée "Les Arcandiers du Berry" qui veut dire "mauvais garçons", les canailles. Chefs de cuisine, journalistes, boulangers exilés en sont les fervents défenseurs. 

     

     

    Le Guide Hachette des Vins 2004

     

    Créé par André Lafond dans les années 60, le domaine a été repris par Claude en 1977 et n'a cessé de progresser en superficie et en renommée depuis. Coup de cœur dans le millésime 2000, la cuvée "La Raie" n'a pas tardé à renouveler l'exploit. La voici qui décline ses fines fragrances de fleurs blanches, de pâte de fruits, de sucre d'orge et de pamplemousse. Aux premières sensations veloutées succède une juste vivacité. La finale sur un soupçon de minéralité est le point d'orgue de cette bouteille harmonieuse. Le rosé "La Grande Pièce" 2002 de Claude Lafond mérite une étoile tant il est souple et intensément aromatique, tandis que "Les Grandes Vignes" rouge 2002 sont citées.

     

     

    Le Guide Fleurus des Vins 2004

     

    La Raie 2001

    Robe jaune Pâle aux reflets argentés, limpide et brillante. Nez complexe de fruits blancs et de baies, typique du sauvignon. Bouche souple, équilibrée et fruitée. Finale mentholée.

    Un beau vin équilibré, élevé sur lies fines pendant cinq mois.

    Maturité : 2010. A boire avant : 2010. Servir : en bouteille à 10°. Suggestion d'harmonie gourmande : une blanquette de veau. Note : 14/20.

     

    Le Clos des Messieurs 2001

    Robe brillante, or pâle aux reflets verts pâles. Nez dévoilant des arômes de pêche, d'amande, d'abricot et de fleurs blanches. Belle attaque ronde et pleine marquée par un bel équilibre. Finale sur le nougat et le miel.

    Un vin issu de terrasses sableuses sur sous-sol argileux, élevé sept mois en cuve sur lies fines. L'un des meilleurs producteurs de l'appellation signe ici une belle réussite.

    Ouvrir : ½ h avant. Servir : en bouteille à 12°. Suggestion d'harmonie gourmande : un pâté aux pommes de terre. Note : 16/20. 

     

     

    VICTOR - Magazine Belge - 22/23 novembre 2003

     

    Le nectar de la semaine : Reuilly 2002

    Une appellation fort peu connue, qui naît dans le centre de la Loire et dont les vins rappellent ceux de Sancerre et de Pouilly-fumé, sans en avoir le prestige. Elle mérite cependant d'être tout autant bue, surtout lorsque le vin est élaboré par un de ses bons vignerons, comme Claude Lafond qui a individualisé ce vin du fort joli lieu-dit du nom de Clos des Messieurs. Les vins de Reuilly sont tricolores, et le blanc est élaboré à partir du cépage sauvignon qui se montre souvent plus léger ici qu'à Sancerre. A appellation peu connue, prix qui ne permet pas au producteur de se pousser du col et qui autorise le consommateur à en profiter. Surtout avec son nez aérien, allant doucement vers les agrumes, alors que la bouche de ce vin sec se donne avec une plaisante suavité, sans excès  de vivacité. On aime ce coté rond, de prise directe et d'une très agréable fraîcheur que renforce une infime touche mentholée. On ne voit pas ce qui peut  empêcher ce 2002 de plaire.

     

    Egalement

    •  Cuisine et Vins de France, Février-Mars 2003 N°90, page 66
    •  La Vie n°3011 / 15 mai 2003, pages 62-63
    •  Vintage International Magazine, Juin-Juillet-Août 2003, pages 66-67
    • Mieux Vivre Votre Argent (Juillet-Août 2003, page 65)

     

     

Les rosés légers

    MIEUX VIVRE VOTRE ARGENT JUILLET AOUT 2003

     

    Les rosés légers

     

    Reuilly rosé 2001

    Claude LAFOND

    Né du Berry et du pinot gris, cépage d’ordinaire vinifié en blanc, un rosé original dense et opulent.

     

      

    Deux techniques de vinification

     

    Simple d’accès le rosé peut s’apprécier, à l’inverse des crus de Bourgogne ou du Bordelais, sans connaissances particulières. Son élaboration n’en est pas moins complexe. En dépit des idées reçues, ce n’est pas un mélange de vin blanc et de vin rouge. Sauf en Champagne, où l’on se contente, le plus souvent, de colorer un champagne classique avec un vin rouge tranquille (non mousseux), pour en faire un rosé……… Ailleurs, les rosés sont directement issus des cépages noirs qui servent à produire les vins rouges : mourvèdre, grenache, cinsaut, syrah, carignan dans le Midi, cabernet-franc, sauvignon, merlot dans le Bordelais, gamay et cabernet-franc dans la vallée de la Loire, pinot noir en Bourgogne etc.

    Deux techniques sont utilisées :

     

    D’abord, la vinification par pressurage, comme pour les blancs. Les raisins sont pressés dès la récolte et le jus, légèrement coloré par la peau des baies, fermente ensuite dans une cuve. Ce procédé donne des rosés pâles (parfois appelés gris), fins, élégants, parfumés. Comme le Bandol.

     

    Seconde technique : la vinification en rouge, avec macération et saignée, technique d’abord utilisée pour concentrer les vins rouges. Le jus et les raisins macèrent quelques heures dans la cuve. Puis, lorsque la couleur souhaitée est obtenue, une partie du jus (la saignée)est prélevée pour achever sa fermentation dans un autre récipient. Ce moment est délicat. A Riceys, en Champagne, par exemple, le vigneron goûte constamment le vin pendant la fermentation, guettant le moment de décuver.

    Trop précoce, la saignée engendre un vin au arômes de blanc : trop tardive, elle induit un rouge. La vinification en rouge donne des vins colorés, puissants, tanniques. Comme le tavel.

     

    On peut aussi combiner les deux techniques. Mêler par exemple le contenu de deux cuves, l’une vinifiée en blanc, l’autre en rouge, pour associer finesse et charpente. On peut encore produire des rosés sucrés et des effervescents. Du champagne, mais aussi des crémants(Loire, Bourgogne, Alsace, Jura……….)qui résultent d’une méthode champenoise appliquée à des vins rosés. Ou encore de savoureux vins pétillants (Vouvray, Gaillac, Bugey……)Selon les cas, les rosés sentent les fruits rouges, les épices, les herbes, les fruits exotiques, parfois le café ou la vanille. Selon les régions, ils vieillissent deux ou trois ans, parfois même dix ou vingt ans, comme le cabernet d’anjou. Il y en a vraiment pour tous les goûts !

     

Au gré des rencontres

    LE GROUPE LAFOND REUILLY (36)

     

    AU GRE DES RENCONTRES

     

    VITI TECHNIQUE, juin 2003 Cécile Waligora

     

     

    Appellation satellite du Sancerre, l’AOC  Reuilly a son capitaine en la présence de Claude LAFOND. Grâce au charisme de cet homme, les vins de Reuilly sont reconnus au-delà  de nos frontières. Un résultat sources de simples rencontres.

     

    Pour Claude LAFOND, à la tête du groupe du même nom, l’export de ses vins de Reuilly s’est fait tout simplement par « inadvertance ». Intarissable lorsqu’il s’agit du groupe qu’il a bâti pierre après pierre, Claude en vient à parler à la première expérience d’export menée avec son père au milieu des années soixante.

    « Je me souviens parfaitement de ce grand gaillard hollandais, André KERSTENS, en imperméable, venu rencontrer mon père à deux ou trois reprises. Fallait qu’il veuille du Reuilly pour venir de si loin ! » En fait, le Reuilly et les appellations qui gravitent autour du Sancerrois et qu’on nomme assez simplement, « les satellites », se sont fait connaître de l’extérieur via Sancerre. « Les acheteurs étrangers venaient d’abord à Sancerre et s’étonnaient alors de l’existence d’appellations satellites. La curiosité les poussait à venir nous rencontrer », indique Claude LAFOND, l’esprit plongé dans les souvenirs. Toujours est-il qu’André KERSTENS est encore client chez LAFOND, quarante ans après.

    L’export s’est ensuite développé ainsi, au gré des rencontres. « Jean BARDET, par exemple, m’a permis de rentrer dans le cercle fermé des bonnes tables », souligne Claude.

    L’export a donc débuté par la Hollande et aujourd’hui la SARL Claude LAFOND compte parmi ses plus fervents clients, des Belges, des Britanniques, des Américains mais aussi des Japonais, des Italiens et des Norvégiens. C’est par l’intermédiaire du célèbre Fouquet’s que Claude LAFOND est ainsi entré en Amérique. Sa participation à « Euro Challenge » en 1995, sorte de bourse aux missions lancées par des sponsors de la région Centre, lui a permis aussi de gagner les faveurs américaines. Et cela continue : dans quelques jours, Claude s’envolera avec sa fille Nathalie, future gérante du groupe, pour quelques  rencontres utiles sur le sol américain. Les salons restent aussi le lieu privilégié pour créer des liens commerciaux avec l’étranger, Claude LAFOND préfère de loin les Salons comme l’annuel Salon angevin pour les vins de Loire car ils sont dédiés à une région viticole bien ciblée. « Dans ces Salons, on vient pour les vins bien précis sans s’éparpiller parmi de multiples appellations des plus grands salons ».

     

    L’esprit vagabond

     

    On vient de l’étranger surtout pour les reuillys  blancs issus du cépage sauvignon, fleuron de la région. Ils représentent 60% des exploitations de la société.

    « Ce sont des vins frais et fruités, bons à boire de suite ce qui attirent les acheteurs étrangers », explique Claude LAFOND. « On peut ne pas dire que les étrangers ne connaissent rien au vin, au contraire ! Simplement, ils le boivent différemment. Le vin reste pour eux un produit raffiné qui remplace parfois le whisky. Il n’est pas nécessairement associé au repas, comme c’est le cas pour nous. »

    « Nous pourrions très bien vendre nos 8000 hectolitres de reuilly sur le sol français. Mais sincèrement je préfère partir en mission à l’étranger plutôt qu’à Paris. Et puis à l’export, on se frotte au marché mondial » lance Claude, avec un regard complice vers sa fille Nathalie. On a le goût du risque et l’esprit vagabond chez les LAFOND.

                


Comité régional du tourisme

    LA LETTRE D’INFORMATION DU COMITE REGIONAL DU TOURISME

     

    n° 10 JUIN 2003

     

    CONFERENCES DE PRESSE

     

     

    Dans le cadre de ses marchés prioritaires , le CRT a tenu ses deux premières rencontres presses annuelles avec le soutien de Maison de la France (MDF) Italie.

     

    MILAN

     

    La première s’est déroulée le 6 mars à Milan , chez un fleuriste très à la mode « Terose », situé Via Montenapoleone. Près de 50 journalistes ont assisté à ce rendez-vous qui a permis, notamment de présenter le nouveau circuit séjour crée dans le Berry, avec la collaboration de l’OT de Bourges,  par le voyagiste italien STS, spécialisé dans les voyages linguistique et des offres de produits thématiques.

    Ainsi, une groupe de clients découvrira du 7 juin au 14 juin une dizaine de parcs et jardins situés majoritairement dans le Berry et perfectionnera son niveau de français.

    Après l’Espagne l’an dernier (autre marché prioritaire du CRT), c’est l’Italie qui programme également des circuits à part entière dans la région.

     

     

     

    RIVA DEL GARDA

     

    La seconde rencontre presse s’est tenue le 17 mai à Riva del Garda, près de Vérone, dans le cadre du Salon de la BITEG (Bourse Internationale du Tourisme Œnologique et Gastronomique du 16 au 18 mai) où le CRT, représenté par Christophe MOUTON , était présent pour la seconde année consécutive, avec la présence d’Alain NONNET, propriétaire exploitant du restaurant la Cognette à Issoudin et Maître Cuisinier de France (Table classée 1 macaron Michelin) et de Claude LAFOND, propriétaire récoltant à Reuilly et Président du Bureau Inter-professionnel des Vins du Centre.

     

    Cette rencontre presse, à laquelle ont assisté 50 journalistes, a été suivie d’un dîner préparé par Alain NONNET. Les produits, les vins et la présentation de la région ont suscité un vif engouement de la part des journalistes dont certains viendront en reportage dans le courant de l’année.

Des vins en gris, blanc, rouge

    DES VINS EN GRIS , BLANC, ROUGE

     

    La Vie 15 mai 2003 Christine Monin

     

     

    A Reuilly, au cœur du Berry célébré par George Sand, derrière la monotonie de la plaine, se niche un village qui renaît grâce à la vigne. Sur ses coteaux ravinés, les ceps ont poussé, offrant des vins légers et fruités.

     

    Historique

     

    La naissance des vins de Reuilly se perd dans la nuit des premiers siècles de notre ère.

    Au début du VIIe siècle, le roi Dagobert fit don du village et de ses vignes aux moines de l’abbaye de Saint-Denis. De qualité reconnue, le reuilly est cité en 1567 par Nicolay , géographe à la cour de Catherine de Médicis, comme « le meilleur vin du pays du Berry ». Il accède à la postérité sous forme d’une barrique de vin blanc offerte en 1864 à Napoléon III. Mais le reuilly connaît aussi des heures sombres, quand, en 1884, le phylloxéra ravage les 400 ha de vignoble.

    Il sera reconstitué vingt plus tard. Le 9 septembre 1936, c’est la consécration du reuilly blanc avec une AOC, suivi en 1961 par des rouges et les rosés. Puis, progressivement, le vignoble est laissé à l’abandon. Grâce aux efforts conjugués de jeunes vignerons, au lieu de 57 ha en 1985, il couvre aujourd’hui 168 ha pour une production annuelle de 8000 hl.

     

    Une robe au reflets couleurs pelure d’oignon, un bouquet rafraîchissant aux parfums d’été, une saveur qui imprègne le palais …  « la Grande Pièce » est un vin issu d’un cépage méconnu , le pinot gris. « Mon préféré », affirme avec une tranquille assurance le viticulteur avec l’accent berrichon, Claude LAFOND. « Parce qu’il est excellent », ajoute t-il, sans appel. « C’est le genre de vin qui, une fois vieilli, se déguste par un après-midi d’automne, les fesses bien calées dans un fauteuil  disposé en face d’un feu de cheminée, accompagné d’une tarte au pruneaux », précise t-il avec un sourire gourmand.

    Après des années de labeur, ce quinquagénaire bon vivant savoure en connaisseur le fruit de son travail. « J’ai d’abord découvert le vin par le côté technique. Une fois mis en bouteille, il ne m’intéressait plus. Et puis j’ai rencontré des sommeliers, des restaurateurs, des œnologues….. Sur leur conseils, j’ai goûté, comparé et appris à aimer ». Claude apprécie d’un œil expert l’étendue de ses vignobles. Pinot noir, pinot gris, et sauvignon, trois cépages pour une trentaine d’hectares plantés sur les coteaux de l’Arnon. Les pieds de vigne y déploient leurs premières feuilles.

     

    Le destin des viticulteurs est parfois le fruit du hasard. André LAFOND, le père, rêvait d’être menuisier et jouait de l’accordéon. Il est devenu viticulteur au gré d’une rencontre amoureuse. « Fâché très jeune avec l’Education Nationale », son fils Claude hésitait entre l’électronique et la viticulture. Et puis, à 14 ans, l’amour de la vigne et le modèle paternel ont fini par l’emporter. Le goût des études reviendra plus tard, avec la croissance de l’exploitation. A la mort de son père, en 1977, Claude, âgé de 25 ans, reprend les rênes de l’exploitation paternelle.  Porté par une sainte horreur de l’immobilisme, il participe, avec l’aide d’autres viticulteurs, à la renaissance de reuilly, alors menacé de disparition. Tenace, il agrandit son exploitation et, en 1988, en fonde une autre avec un ami : le domaine des Seigneurs. Suivront en 1999 la SCEA Château-Gaillard et en 2002 la SCV Domaine du Menou. Un développement rapide, réalisé parfois au prix d’une certaine fragilité économique. Attaché  à la qualité du reuilly, ce viticulteur au franc-parler rassemble, en 1992, les céréaliers devenus vignerons pour mettre en commun les compétences et créer une coopérative, avec une particularité assumée : « Ici, on ne mélange pas nos raisins dans la même cuve. Chacun vinifie séparément et vend sous sa propre étiquette ». Campé au milieu des cuves métalliques, il évalue le travail à faire. Si l’enfant du Berry voyage désormais, visitant des contrées qu’il pensait ne jamais découvrir, un regret traverse pourtant son regard clair : « Je passe beaucoup de temps à commercialiser mon vin, je me suis un peu éloigné de mon métier de base ».

    Mais pour lui, pas d’inquiétude : à 24 ans, son fils à déjà repris la relève.

Château Gaillard

    LE VIGNOBLE DE REUILLY AURA UN CHATEAU

     

    Le Berry Républicain 1999

      

    "Le mot château exerce sur le consommateur un attrait magique", dit le Larousse des Vins. Le reuilly n'avait encore pas atteint cette forme de noblesse, qu'il vient tout juste d'acquérir avec le domaine de Château Gaillard, une nouvelle exploitation qui vise la production d'un très grand reuilly.

     

    Une mention château vient de naître à Reuilly, de l'œil vigilant d'un vigneron et de l'enthousiasme d'un nouveau châtelain. Le premier savait que la propriété de Château Gaillard renfermait une parcelle de 1,6 hectare en appellation d'origine contrôlée classée depuis 1937, qui n'était plus exploitée depuis quelques décennies.

     

    Le second, agronome de profession, avait noté avec un plaisir épicurien la vocation viticole d'une des pièces de son nouveau domaine, mais n'étant pas exploitant viticole à l 'achat de son château, il s'avait aussi qu'il aurait toutes les difficultés à obtenir des droits de plantation.

     

    Quand le vigneron, Claude Lafond, également président de l'association viticole de Reuilly, et le châtelain, Gérard Chomette se rencontrèrent, il comprirent qu'à deux il pouvaient réaliser une production à belle étiquette qui serait "le top du Reuilly" selon l'expression de Gérard Chomette. Ce dernier, bien qu'agronome, mais davantage tourné vers l'élevage que vers le vin et "sachant la vigne un métier très complexe", laissera Claude Lafond soigner les vignes et élever le vin au chai.

     

    Deux parcelles pour commencer

     

    Au cours de cet été, fut donc créer la société civile d'exploitation agricole de Château Gaillard, trentième exploitation viticole sur l'aire du Reuilly, dans le but de planter la parcelle intra-muros et de développer l'exploitation. Sous la SCEA Château Gaillard, outre le 1,6 hectare du château, a été apportée par Claude Lafond une parcelle équivalent en surface,  "une bonne terre" déjà depuis plusieurs années en rendement de sauvignon , qui a été vendangée à la mi septembre et qui sera commercialisée en 2001, après un temps en cave un peu plus long que le reste de la production, sous la mention  Château Gaillard.

     

    Le titre de clos Château Gaillard sera réservé à la parcelle située dans l'enceinte de la propriété de Gérard Chomette. Une parcelle qui sera plantée au printemps prochain en sauvignon. Avec les Conches, situées sur le coteau derrière la mairie, cette vigne sera la seconde exploitée au cœur de la commune. Sa première vendange sera pour 2004.

     

    Château Gaillard n'offrant pas qu'une parcelle classée, mais aussi deux belles caves voûtées, bien rares à Reuilly, ces deux associés voient déjà l'accueil pittoresque qu'ils pourront offrir à leur future clientèle, du marketing de terroir comme les acheteurs de vin le recherchent.

     

    Un ancien relais de chasse

     

    Château Gaillard est une vaste propriété de cinq hectares et à demi ceinte de plus de deux kilomètres de hauts de murs, dans la cité reuilloise. Construite sur le point le plus élevé du village, peut être ancienne place forte, comme l'indiquerait le mot Gaillard, ce château là, d'après les documents que possède son nouveau propriétaire, date des XVIIe et XVIIIe siècles, sa partie la plus ancienne aurait été un relais de chasse.

     

    Un plan de 1818 prouve l'origine viticole du lieu où les caves à vin son notées. On a d'ailleurs longtemps vendangé à Château Gaillard, un vieux pressoir est encore là pour en attester.

     

    Gérard Chomette aura ce luxe de pouvoir surveiller sa vigne de sa maison, une cinquantaine de mètres seulement les séparant. "Inutile de dire que ce sera un beau clos".

     

    Le propriétaire rêve en esthète et en gourmand autant que son vigneron, sur cette petite vigne que leur tombe du ciel.

Agenda

17 et 18 mai

VITILOIRE à Tours


8/10 - 2007 en Centre Loire

Printemps chaud et été frais et pluvieux, les inversions saisonnières, ...


29/ 9 - Les mardis du tourisme

Pour la troisième année consécutive, nous accueillerons le public ...
13/ 9 - Retour aux vendanges manuelles

Le ban des vendanges annoncé lundi 3 septembre, certains ...



La récolte 2006 : l'année du travail à la vigne


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