Retour aux vendanges manuelles
Le ban des vendanges annoncé lundi 3 septembre, certains professionnels de la vigne désiraient attendre encore quelques jours, la météo leur étant clémente.
Mais Claude Lafond, en collaboration avec Jean-Sylvain Guillemain, décidaient de revenir aux vendanges manuelles, méthodes ancestrales qui avaient fait leur preuve, pour créer une cuvée nouvelle, de qualité supérieure. " Nous avons commencé par mes vignes, expliquait Jean-Sylvain Guillemain. Soit environ 1,5 hectare, parce que le raisin était à point, pas encore frippé. Depuis 3 ans, nous avons constaté le rapport acidité-maturité : si en croquant un pépin, il nous donne en bouche un goût de noisette, la vendange peut démarrer. Bien sûr, nous faisons appel à des analyses en labo, mais nous avons déjà ce premier contrôle à disposition."
Pour cette opération, ils avaient recruté un important personnel : quarante vendangeurs toute la journée, tandis que six personnes, ayant une certaine expérience du métier, travaillaient sur une table de tri installée à cet effet, afin de sélectionner les grappes, d'éliminer feuilles et pourriture, même si dans les rangs de vignes, lors de la cueillette, les jeunes vendangeurs opéraient déjà une élimination très minutieuse. Ce premier vin ne sera tiré que dans trois semaines, la fermentation en sera plus longue, les grains n'étant pas éclatés. Attentifs, anxieux, comme lors d'une naissance, Claude Lafond et Jean-Sylvain Guillemain surveillaient les grains nettoyés de leur rafle monté dans les cuves, tandis que sur les coteaux non loin de là, une cohorte de joyeux vendangeurs, riaient, s'interpellaient dans une bonne humeur communicative.
Le Berry Républicain, 12 septembre 2007
Publié le 2007/09/13 par Nathalie Lafond



